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17/10/2016

POLAR NOIR

 

 

On était allé à la séance de 20 heures voir ce film policier dont on dit tant de bien, à juste titre, il nous a plu, surtout cette façon de filmer une poursuite en bagnoles avec virtuosité. Jérôme rentre la voiture sur notre place de parking en sous-sol et quand il claque la portière de la Golf on entend un coup de feu ou on entend comme un coup de feu on ne sait pas, dans l’ascenseur il me dit attends j’ai oublié mon ordi dans le coffre et, revenu, m’annonce que c’était vraiment un coup de feu, ya un type à terre à la place de 14, merde, il est mort ? demande Muriel, heu il agonise…

On sonne à la porte, on n’attend personne, c’est Barbara Stanwick tout de noir vêtue, je vous ai vu, vous avez tiré sur mon mari dit-elle en fourrageant dans son sac à main. Elle en sort un petit revolver. Elle vacille, va s’asseoir et demande un verre à Muriel, vous avez obéi aux ordres vous allez payer, dit-elle en grimaçant. Elle s’étrangle en buvant son ouisky. Il n’était pas en service commandé, c’était son jour de repos alors pourquoi lui dites.

On sonne de nouveau, je vais ouvrir. Se présente le mec du parking, couvert de sang avec des trous partout, Barbara s’évanouit, Muriel aussi mais presque. Il réclame un verre, ça tombe bien il reste du ouisky qu’il enfile mais qui ressort aussitôt par les trous, il tombe aussi, raide. On sonne (décidément !), c’est la voisine du dessous, Madame Lebowsky qui braille : ya un type qu’est venu répandre son sang sur notre tapis que mon mari a acheté aux Messieurs Coen, elle le voit alors et s’effondre en renversant la table aux liqueurs, Barbara et Muriel disent en ensemble c’est pas possib’ des trucs somme ça on dirait du mauvais cinoche que personne ira voir même dans le quartier au Majestic.

On sonne (ça commence à bien faire) : voilà le voisin du dessus, Monsieur Widmark yen a marre de vot’ barouf keskisspasse aboie-t-il, il a l’air très colère, la mâchoire plus crispée que d’habitude, on dirait qu’il se prend pour un gangster mais bon Muriel l’a toujours trouvé assez beau et si prévenant… surtout les yeux. 

On sonne (yen a vraiment marre) : maintenant la voisine de palier se pointe, Gene Tierney en compagnie d’Alan Ladd sans son légendaire chapeau et qui indique (indic) que la police est partout dans l’immeuble avec le commissaire Edward G Robinson et l’inspecteur Colombo, ça commence à faire beaucoup de flicaille pour un simple règlement de compte banal entre adultes consentants…

 

  • Cut, braille Otto, le metteur en scène, ya un truc qui va pas, on va refaire cette prise, Jérôme tu évites de regarder la caméra ou la scripte, ok ?, au fait, tu sais qu’elle est l’arrière-petite-fille de James Stewart, hein Gloria, elle a voulu faire ce métier en voyant son aïeul dans Fenêtre sur cour. François, osons reprendre la scène quand tu veux, Richard détends-toi bordel, arrête avec ton air furibard permanent on va finir par croire que t’es un méchant, bon Madame Lebowsky pour votre tapis faut voir avec l’attaché de prod’ des fois que ça marche mais c’est pas si sûr

  • Monsieur Preminger, chef, on en est où avec la bande-son, demande l’assistant, pasque le compositeur patauge un peu dans la scène du baiser, en majeur ou mineur et il manque de violons…

  • Foutez-moi la paix avec la musique, bordel… au fait, Muriel et Jérôme, que pensez-vous de tout cet imbroglio, c’est pas tout ça mais faut qu’on avance un peu quand même ?

 

16:34 Publié dans Mes textes | Lien permanent | Commentaires (0)

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