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02/02/2017

NICÉPHORE RUTABAGA, Grand Couturier

       

Lorsque Jérôme prit connaissance du nom du grand couturier par l’intermédiairedes copines de Muriel, il voulut en savoir un peu plus…

Né à Buenos-Aires, fils unique de Luis-Miguel Ortega de Castro y Rutabaga etIciar Martinez, il eut une enfance d’abord studieuse, puis se dispersa à sonadolescence lorsqu’il découvrit le cinéma, le tango, le jazz et surtout lalittérature grâce à son père diplomate et ami de Julio Cortazar, José-LuisBorges et d’Adolfo Bioy Casares. Il se mit à tout lire, tout écouter de Carlos Gardel au free jazz surtout Archie Shepp, tout voir de Buñuel et Welles àGodard et Bergman, ah ! Harriett Henderson. Quand sa famille s’exila à Paris, il continua sa « dissipation » comme disait Luis-Miguel sous le tendre regard d’Iciar qui se mit alors à fréquenter les défilés des collections des grandscouturiers de l’époque avec une préférence pour Balenciaga, le basque génial.

C’est à ce moment que Nicéphore (prénom attribué en hommage à Niepce dontson père admirateur avait honoré la mémoire à l’ambassade de France à B-A) fut surtout littéralement emballé quand il vit à la cinémathèque le film de Jacques Becker « Falbalas » avec Raymond Rouleau et la craquante Micheline Presle, choc absolu : décision irrémédiable, il allait être créateur de mode ; à cette annonce, sa mère s’évanouit et remercia le seigneur d’avoir exaucé un vœu secret, le papa haussant les épaules il ne manquait plus que cela coño de mierda, (l’équivalent en français de bordel de merde) d’ici qu’il nous tourne inverti.

 

Dans une chambre de bonne, Nicéphore commença à dessiner comme un fou puis se mit à assembler tous les morceaux de tissu qu’il pouvait trouver/glaner, et les disposant/assemblant sur d’imposants croquis, il devenait comme fou de travail cependant encouragé par Iciar littéralement bluffée ; elle se mit à enparler à des amies dont l’une lui trouva un stage chez le jeune Hubert de Givenchy, une autre chez Pierre Cardin où là il sut qu’il pourrait devenir quelqu’un dans le milieu jusqu’à sa rencontre avec le basque génial Cristobal Balenciaga deux ans avant que le Maître se retire, fatigué. Cristobal fut impressionné par les combinaisons de formes et couleurs proposées par ce Nico, il ne pouvait pas prononcer son prénom, Nico, c’est bien, Nico c’est mieux, Nico guapo Nico tonto, disait-il affectueusement tou vas être oune grande si tou continoues comme ça hombre !. Nico décide alors de créer sa propre maison, ce qui lui fut facilité par les « connaissances » influentes de ses parents ; il s’installe rue St-Honoré, recrute et au bout de deux ans le succès est foudroyant, créant des jalousies dans ce petit monde fermé. Il n’en a cure car, comme on dit, Paris est maintenant à ses pieds et il chausse du 47.

 

Jérôme, de plus en plus curieux, apprit que Nicéphore était un grand séducteur amateur de femmes contrairement à beaucoup de ses confrères, ses conquêtes parmi les petites mains du cousu main et clientes huppées pépées connues du grand monde furent innombrables alors que, sur le tard, Luis-Miguel, devenu coquin, découvrait de plus en plus de charmes aux assistants qu’il trouvait si mignons, provoquant quelques petits scandales vite étouffés mais n’échappant pas aux ragots qui faillirent nuire à la réputation désormais internationale de la maison. C’est en allant récupérer le papa Luis-Miguel en compagnie de travelos brésiliens dans une boite gay mal famée que Nicéphore rencontra deux ravissantes fliquettes, les fameuses Ava et Eva dont il tomba immédiatement raide dingue et qui devinrent par la suite ses modèles préférés, des mannequins vedettes connues mondialement, devenues des copines à Jérôme entre temps,comme quoi…

 

Si cette histoire vous semble un peu tirée par les cheveux sur la soupe, demandez donc à Muriel Branlon-Lagarde, rien que pour voir… ou bien allez auprochain défilé du Nico mon coco, on en parle déjà comme le grand événement de cette année, pensez à réserver vos places, il y aura du monde, rien que pour voir... ou être vu.

22:38 Publié dans Mes textes | Lien permanent | Commentaires (0)

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