30/09/2011
QUI SE SOUVIENT…
Arts & Lettres
. Qui se souvient de Maurice Baquet et de son violoncelle Cérébos
. de Marguerite Moréno dans « La folle de Chaillot »… et de son auteur, Jean Giraudoux
. Qui se souvient de Pierre Renoir, de Simone Simon, de Léonce Corne, de Suzanne Dehelly, de Pierre Trabaud, d’Henri Guisol, de Marcel Génin, de René Lefèvre, du Crime de M. Lange, de la belle Florelle
. des mois d’avril, des billets doux, de François Billetdoux et de Nicole Avril
. Qui se souvient d’Alec Siniavine, de Léo Chauliac, du pianiste d’Yves Montand dont je ne me souviens plus du nom… ah ! si : Bob Castella, je crois
. de Maria Casares dans « Les enfants du Paradis », de Louis Salou et de Lucien Coëdel
. Qui se souvient des clowns Footit et Chocolat (moi, avec mon grand-père Victor devant son poste à galènes), de Jacques Pills, de Ring Lardner, de Délia Garcès dans « El » de Luis Buñuel
. de Jane Sourza et de Raymond Souplex, de Gabriello et de sa fille Suzanne, de
. Qui se souvient de Roger Vitrac et de « Hector ou les enfants au pouvoir », de Roger Blin dans « En attendant Godot », d’Emile Ajar, de François de Roubaix, de Térésa Stratas dans la « Lulu » d’Alban Berg mise en scène de Chéreau
. Qui se souvient de « La loi » de Roger Vailland
. de Pierre Blanchar, d’Harry Baur, de Jean Servais, de Palau, de Madeleine Robinson et de Madeleine Sologne, de Marcel Lévêque et de la neige qui tombe à gros flacons
. Qui se souvient de « Pattes blanches » de Jean Grémillon et du rôle de Michel Bouquet
. du grand orchestre du trompettiste Don Ellis au festival de jazz de Juan-les-Pins
. Qui se souvient de Marie Bizet, de Rina Ketty, d’Elyane Celys et d’André Claveau
. de Garcimore et de sa souris Tac-Tac décontrastée
. Qui se souvient d’avoir pleuré à la mort de Cora dans « Le dernier des Mohicans »
. de Jean-Roger Caussimon acteur et chanteur
. Qui se souvient avoir entendu le glin glin de Roland Magdane la première fois à la radio
. Qui se souvient de Colette Darfeuil dans « L’escalier sans fin » avec Pierre Fresnay en 1943
. du rire crispé d’Alerme, de celui frémissant de Suzanne Flon, de Robert Destain dans « Les belles bacchantes », de Louis Arbessier dans « Quoat-Quoat » pièce de Jacques Audiberti
. Qui se souvient de Pierre Mingand, de Pierre Dudan, de René-Louis Lafforgue
. de Damia, de Fréhel, de Lys Gauty, de Catherine Sauvage la superbe…
. Qui se souvient de Pierre Brasseur dans « Le partage de Midi » et d’Alain Cuny dans « Tête d’or », pièces de Paul Claudel, de la première de « Rabelais » par la compagnie Renaud-Barrault à l’Elysée-Montmartre en 1968
. de Lucien Raimbourg (cousin de Bourvil) dans « L’irrésistible ascension d’Arturo Ui » de Bertold Brecht, mise en scène de Roger Planchon au TNP
. Qui se souvient d’avoir été ému par « Dalva », personnage principal du livre éponyme de Jim Harrison
. de Robert Lamoureux, de « Papa, Maman, la bonne et moi »
. Qui se souvient d’avoir lu « Cronopes et fameux » et de « Nous l’aimions tant, Glenda » de Julio Cortázar
© Jacques Chesnel
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29/09/2011
CHRONIQUE CD / JEAN CHAUDRON TRIO
COULEUR ORANGE & LEGENDS and something blue(s)
Dans les arts, comme ailleurs, il y a la mode qui ainsi que le disait Jean Cocteau est ce qui se démode ; et dans le domaine de la musique, en dehors des modes musicaux également ; quelques musiciens n’ayant pas grand-chose à exprimer s’engouffrent parfois avec culot dans d’hasardeuses et infructueuses directions, certains réussissant ainsi à faire parler d’eux quelque temps. D’autres, au contraire, plus modestes dans leur démarche, avec plus ou moins de talent et de conviction, perpétuent une certaine tradition qui, certes, ne contribue pas à l’évolution du jazz mais qui n’en demeure pas moins estimable. Les trois musiciens de ce trio en apportent la preuve évoluant entre jazz classique (Couleur orange, 2008) puis teintée de néo-bop (Legends, 2011). La plupart des thèmes sont signés du leader et contrebassiste Jean Chaudron, les autres par le pianiste Bernard Désormières et le batteur/ percussionniste Alain Bouchaux. Pas de recherches intempestives et extravagantes dans ce répertoire mais une simplicité évidente qui exclut néanmoins tout simplisme, des thèmes chantants d’une certaine sérénité qui produisent un climat d’onirisme et d’apaisement, parfois de langueur dans le premier. On note une certaine tendance plus musclée dans l’écriture et les interprétations (le solo d’Alain Bouchaux sur Pure Malt) dans le second album avec la présence du saxophoniste et flûtiste Bobby Rangell, ce qui est confirmé par leur version du thème de Monk Well You Needn’t, vigoureuse façon de conclure.

Les disques du Jean Chaudron trio sont en vente sur www.musicarea.fr
Jacques Chesnel
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