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31.03.2008
LA CHAMBRE, LA LOGE
Quand Martial ouvrit la porte de la chambre après avoir frappé si doucement que je n’avais rien entendu, je tenais la main de Melinda, je la retirai doucement elle la reprit la serra fort en murmurant non. Martial s’avançait gauchement avec son bouquet de fleurs, des arômes dont l’odeur se mélangea rapidement avec celle écœurante de tout hôpital. Il s’approcha du lit et se pencha vers Melinda disant non dans un souffle, nos regards gênés se croisant, drôle d’ambiance.
Je, dit-il
Non, reprit Melinda, rien ne dis rien et pars vite
Je, dis-je
Non, toi tu restes
Mais
Tu restes, dit-elle, m’étreignant la main qui me fit mal, craquement des doigts, surpris de sa force.
L’odeur devenait vraiment insupportable, je ne veux pas de tes fleurs et sors, vite
Mais
La porte s’ouvre alors, il est l’heure on va prendre la température maintenant, si ces messieurs veulent bien sortir un minute, elle lâcha ma main, Martial haussa les épaules, l’infirmière secoua le thermomètre, un peu de musique non, elle mit la radio sur FIP c’était Paul Desmond…
Quand Paul Desmond ouvrit la porte de la loge, son premier regard fut pour la table, bon c’était la bonne marque de whisky ouf. Le verre était en carton il aurait préféré qu’il soit en verre mais bon. Derrière lui, une blonde enturbannée façon Beauvoir s’approcha et lui mit la main sur les yeux qui c’est hein Marina nan perdu Melinda petit voyou qui attendais- tu petit voyou mais toi bien sûr. Derrière elle, un balèze gominé du genre gangster années 30 hé Paul j’ai un nouveau contrat pour toi au Vanguard tu piges okay mec bonjour Marina nan c’est Melinda spèce de connard Desmond lui pris la main non pas toi dégage mec dit-elle au gommeux. Il me gonfle, et en plus je peux pas saquer son odeur on dirait celle de l’hôpital ou des arômes
Tu restes, bouge pas
Hola vous deux, dit le gangster, vous jouez à quoi, hein ?
Aïe mes doigts heu tu serres trop fort
La porte s’ouvre c’est à vous Paul dans deux minutes, les gars du MJQ sont prêts
L’infirmière sortie, je suis rentré seul dans la chambre, Martial m’avait dit dans le couloir je n’en peux plus de la voir comme cela tu te rends compte, Melinda me souriait elle avait l’air heureuse elle avait éteint la radio…
© Jacques Chesnel.
02:17 Publié dans Mes textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, nouvelles, jacques chesnel



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